Au départ, il y a Sarah et Ralf. Sarah et Ralf ne savent plus s’ils éprouvent encore des émotions. Sarah et Ralf s’ennuient. Sarah et Ralf invitent Bastian et Edith à dîner, pour passer le temps (un peu), pour se divertir (surtout). Nous vous proposons d’assister à leur soirée.
Vous prendrez bien une part de pizza ? Il suffit d’avoir l’estomac bien accroché !

Projet Financé ! kolpert

Ce projet a réussi son financement

108% Récolté
  • 5420,00 EUR Récolté
  • 5000,00 EUR Objectif
  • 98 Soutiens

Monsieur Kolpert

Mis en scène par Alix F. Pittaluga Avec Thibaud David, Thomas Gauthier, Anne Marchionini, Benoît Michaud et Sophie Ricci en alternance avec Noémie Bianco

 »L’auteur« 
David Gieselmann est né à Cologne en 1972, il étudie l’écriture scénique à la Hochschule der Künste (équivalent des Beaux-Arts en France) de Berlin, où il obtient son diplôme en 1998. Mr Kolpert est créé pour la première fois à la Week of New German Playwrights au Royal Court Theater de Londres.

 

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  Attention, comédie noire !

Ceci est une comédie. Un boulevard sombre dans lequel chaque personnage correspond a un archétype de nos sociétés post-modernes. Tous pris au piège de leurs situations, de leurs faiblesses, ils précipitent leurs chutes à un rythme effréné, celui de la comédie de boulevard qui prend ici l’allure d’une farce macabre.Cette pièce est pour nous l’occasion d’interroger le monde dans lequel nous vivons.C’est aussi l’occasion de rire des travers de notre société et de lutter contre la morosité.

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Génèse du spectacle

C’est Anne Marchionini, comédienne au sein de la Compagnie LAO qui découvre le texte de Mr Kolpert. Celui-ci fait l’unanimité, ce sera la nouvelle création de la compagnie. Alix F. Pittaluga est sollicitée pour réaliser la mise en scène et séduite par le texte et le projet, elle rejoint la compagnie. Une première étape du spectacle en chantier est présentée à l’issu de 10 jours de résidence de création à l’espace Louis Lumière en juin 2013. Devant l’accueil plus qu’enthousiaste d’un public particulièrement éclectique venu nombreux ce soir là, et fort de cette première étape de travail, nous décidons collectivement de poursuivre ce projet.

 

Note d’intention

Nous nous trouvons dans l’appartement de Sarah et de Ralf, trentenaires bobos, aussi gais que désenchantés. Ils ont invité leurs amis Bastian et Édith à dîner. Leurs amis, cela signifie ici de simples connaissances ; à diner, c’est à dire se faire livrer des pizzas à domicile. Les dialogues qui occuperont la soirée sont à l’image des quatre protagonistes : légers, creux, superficiels. Pourtant, sous cette apparente vacuité, c’est toute la détresse d’une société en mal de sens qui se dessine sous nos yeux. Sarah et Ralf s’ennuient mortellement. Ils ne savent plus s’ils ont encore des émotions, ils en viennent à douter de leur humanité. Ils semblent avoir perdu tout contact avec le réel et avec la vie. De cette perte de repères nait l’idée folle de commettre un meurtre. A la recherche du frisson ultime, qu’enfin « quelque chose se passe ».

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Quand le réel devient une notion purement subjective, absurde, quoi de plus tangible que la mort ? Sarah et Ralf commettront donc un meurtre dans le but de retrouver un peu de vie. Ils entraineront Bastian et Édith dans leur jeu macabre.

A travers ce jeu où la vérité se cache derrière la simple plaisanterie, le cynisme poussé à son paroxysme révèle sa vraie nature : il n’est que désillusion et désespoir. La recherche éperdue du divertissement est une vaine tentative qui s’achèvera dans un bain de sang. C’est dans le décalage entre cette situation profondément tragique et la légèreté de ton des dialogues que naît ici la comédie.

Car, malgré le portrait tragique d’une société malade, le texte de David Gieselmann est bien une comédie : suspens, quiproquo, rythme endiablé, nous retrouvons tous les éléments du boulevard. A un détail près: ici, l’amant dans le placard est remplacé par un cadavre. Il était très important de conserver les deux dimensions de cette pièce, d’allier une forme comique avec les codes qu’elle impose, à la critique d’un mode de vie individualiste, utilitariste et désincarné. Dans la pièce, toute la violence soigneusement camouflée et habituellement contenue implose.

Le quotidien est saturé d’images violentes, de plus en plus violentes, qu’elles soient réelles ou issues de la fiction. Il semble même de plus en plus difficile de les différencier. Nous sommes d’ailleurs presque immunisés. Plutôt que de participer à cette surenchère, il s’agit d’en montrer l’absurdité.  Dans ce spectacle, il n’y a plus de sang, il y a du ketchup. Il n’est pas question de “l’image violente” en tant qu’objet, mais de la fureur du sujet qui commet cette violence. Pour cela, il faut jouer, pleinement, comme des enfants, avec engagement, innocence, et surtout, sans jugement. Cette pièce permet aussi de rire, de se libérer de ce réel qui souvent emprisonne et angoisse. Le plateau de théâtre donne la possibilité de raconter autrement, de substituer d’autres images à celles du réel, afin de redonner leurs places à l’imaginaire comme à la pensée. La pièce s’inspire du film « la corde », d’Alfred Hitchcock  où la question est de savoir si l’on appartient à la catégorie des « surhommes », à l’élite et si cela autorise à tuer ceux que l’on estime inutiles. Depuis Hitchcock, la problématique s’est déplacée. Sarah et Ralf jugent sans pudeur qu’il y a des gens « profondément inutiles », c’est à dire banals, qui sont destinés à être les victimes sacrifiées à leur quête du réel. Reste à savoir si le meurtre aura le résultat escompté…

Alix F. Pittaluga

Porteur du projet

Alix F. Pittaluga Alix F. Pittaluga

Après un bac théâtre et trois ans de formation en tant que comédienne à La Scène sur Saône, école de théâtre lyonnaise parrainée par Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri, Alix F. Pittaluga s’essaye à l’écriture et à la mise en scène avec deux pièces courtes qui se jouent au Bouffon Théâtre, à Paris (2010-2011).

En novembre 2011, elle est l’assistante de Jean Claude Berutti, artiste associé au Théâtre des Salins (Scène Nationale de Martigues), pour la création de Super Heureux de Silke Hassler, et de Sans toit et avec toi, de René Zahnd et Paul Emond. En septembre 2012, elle retrouve Jean-Claude Berutti pour Cabale et Amour de Schiller qui se crée au Schauspielhaus de Dortmund, en Allemagne. Elle y retourne en janvier 2013 pour un stage en dramaturgie, lors de la création de Festen, de Thomas Vinterberg, mis en scène par Kay Vosges.

Parallèlement, elle travaille ensuite avec la compagnie Erodium à Lyon (2012).

Elle poursuit sa collaboration avec Jean-Claude Berutti en 2013, lors de la mise en lecture d’Un crime d’honneur d’ Ethel Adnan, et à l’occasion de la reprise de Super Heureux à Paris au Théâtre des Déchargeurs (avril 2013).

Elle intègre la compagnie LAO en mai 2013. En janvier 2014, elle écrit et met en scène Welcome to the future.

Budget

L’objectif de la compagnie LAO pour les saisons 2014/2015 et 2015/2016 est de présenter la pièce à Paris, au festival d’Avignon 2015, et d’organiser une tournée en France.

Afin d’atteindre cet objectif, il nous faut procéder par étape.

La première étape consiste à consolider la création, c’est à dire optimiser les aspects artistiques et techniques du spectacle afin de le présenter en Showcase aux professionnels (producteurs, programmateurs, directeurs de salles…) susceptibles de financer et d’accompagner le projet sur la durée.

Cette première étape représente 20 000 € sur un budget global de 60 000 €. 

Graph

La Compagnie L|A|O

Montant de votre don

  • Pour 5,00 EUR

    Quantité Illimitée

    Reçu Fiscal (66% du montant de votre don peut être déduit de votre impôt sur le revenu) + merci + la bise d’un(e) comédien(ne) du spectacle au choix + la joie de savoir que Senior Compagnie verse le montant équivalent pour vous accompagner.

  • Pour 10,00 EUR

    Quantité Illimitée

    Reçu Fiscal (après déduction fiscale, votre don vous revient à 3,4 €) + merci + une part de pizza dédicacée par les comédiens + la joie de savoir que Senior Compagnie verse le montant équivalent pour vous accompagner.

  • Pour 25,00 EUR

    Quantité Illimitée

    Reçu Fiscal (après déduction fiscale, votre don vous revient à 8,5 €)+ merci + un test à réaliser chez vous « Êtes-vous potentiellement un Mr Kolpert ? et si oui comment y remédier.» + la joie de savoir que Senior Compagnie verse le montant équivalent pour vous accompagner.

  • Pour 50,00 EUR

    Quantité Illimitée

    Reçu Fiscal (après déduction fiscale, votre don vous revient à 17 €) + merci + une place en tarif réduit pour le donateur + la bise de tous les comédien(ne)s en même temps ou pas, à vous de choisir ! + la joie de savoir que Senior Compagnie verse le montant équivalent pour vous accompagner.

  • Pour 100,00 EUR

    Quantité Illimitée

    Reçu Fiscal (après déduction fiscale, votre don vous revient à 34 €) + merci + tarif "1 place achetée une place offerte" pour le donateur + un certificat « Vous n’êtes pas un Mr Kolpert » signé par l’équipe artistique + un extrait d’ADN de Mr Kolpert. + la joie de savoir que Senior Compagnie verse le montant équivalent pour vous accompagner.

  • Pour 150,00 EUR

    Quantité Illimitée

    ET AU DELÀ: Reçu Fiscal (66% du montant de votre don peut être déduit de votre impôt sur le revenu) + merci + tarif "1 place achetée une place offerte" pour le donateur + un certificat « Vous n’êtes pas un Mr Kolpert » signé par l’équipe artistique + assister à une répétition* et boire un jus d’ananas avec l’équipe. + la joie de savoir que Senior Compagnie verse le montant équivalent pour vous accompagner.

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