Road movie documentaire le long du Mississippi sur les traces de l’explorateur français, peintre et naturaliste, Jean-Jacques Audubon (1785-1851). Un film de 90 minutes de Jacques Lœuille, produit par Catch twenty-two en partenariat avec Météores films.
Projet lauréat du programme Louis Lumière 2016 de l’Institut Français. Egalement soutenu par le Secrétariat d’Etat à la Francophonie et par le Muséum National d’Histoire Naturelle.

Projet Financé ! Photo Une

Ce projet a réussi son financement

101% Récolté
  • 5045,00 EUR Récolté
  • 5000,00 EUR Objectif
  • 58 Soutiens

Birds Of America

Un documentaire de 90 minutes de Jacques Lœuille

Produit par Catch twenty-two et Météores films


affiche-woodpeaker

Synopsis

A une époque ou la science et l’art étaient liés, Jean-Jacques Audubon (1785-1851) avait reçu les appuis fondateurs de l’Académie des Sciences, de George Cuvier et du Duc d’Orléans futur roi Louis Philippe, pour mener à bien son grand oeuvre : dessiner dans leurs décors naturels tous les oiseaux d’Amérique. 150 ans plus tard, son chez-d’oeuvre «Les Oiseaux d’Amérique » est le livre d’art le plus cher de l’histoire.

Pourtant, Audubon est quasiment inconnu en France. C’est aux Etats-Unis qu’il est devenu une figure emblématique : il a donné son nom à la plus grande association environnementale américaine qui compte 600 000 membres et son portrait trône à la Maison Blanche. Son image est associée au mythe de la nature, dont les racines remontent à la fondation des Etats-Unis. Il est en effet le premier (avant même Henri-David Thoreau) à s’être inquiété des conséquences du comportement des hommes vis-à-vis du monde naturel.  

«Les Oiseaux d’Amérique» forme une carte du ciel d’avant l’ère  industrielle, car aujourd’hui, une grande partie des oiseaux dessiné par Audubon a disparu. La Mississippi Flyway, principal couloir migratoire du continent, n’est plus qu’un sentier d’air déserté des oiseaux, et le « fleuve de chair » s’est transformé en une Toxic Alley pour les habitants de ses rives. À travers la massive extinction des oiseaux d’Amérique du Nord, ce film raconte les interactions entre l’oeuvre d’Audubon et l’histoire des dévastations naturelles, corollaires au développement industriel américain.

Ce documentaire tisse aussi les histoires que les derniers oiseaux disparus ont entretenu avec les hommes, recueillant leur parole, leur récit en forme de contes, de souvenirs ; car à la différence d’une enquête journalistique, notre recherche s’appuie essentiellement sur des sensations, des impressions, et non sur des « preuves ». Il ne s’agit pas de résoudre une enquête à la manière d’un reporter, mais de mener une « quête » philosophique et sensible sur la disparition, dans les pas d’Audubon.

Livre Audubon

Audubon, un explorateur français sur le Mississippi

carte MississippiAudubon a peint ses premiers oiseaux sur les bords de Loire, avant de s’envoler vers les États-Unis pour fuir les conscriptions des guerres napoléoniennes. À une époque où l’exploration du Nouveau Monde était très en vogue en Europe, il a obtenu, pour mener à bien son œuvre Les Oiseaux d’Amérique, le soutien de Georges Cuvier et de l’Académie des Sciences, puis la souscription du Duc d’Orléans, futur roi Louis-Philippe. Si sa personnalité hors du commun et ses dons d’artiste lui ont valu pour un temps, une certaine renommée, un siècle et demi après sa mort, sa figure n’a pas gravé l’histoire française.

Pourtant les français ne se désintéressent ni des oiseaux, ni de la représentation de la nature. Du naturaliste Buffon, précurseur de l’inventaire et de l’étude des bipèdes à plumes, à l’utilisation du coq comme emblème de la République Française, aux grands peintres naturalistes du XIXème, jusqu’au succès de la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux), première ONG environnementale de France, les oiseaux ont leur place au panthéon de la nature française.

Mais l’oeuvre originale d’Audubon est quasiment inaccessible en France. Des premiers tirages sont gardés jalousement dans les secrets des archives familiales ou chez de grands collectionneurs privés. Et si une exposition a été organisée au Muséum d’Histoire Naturelle de Nantes en 2005, les collections complètes de ses dessins qui se trouvent au Muséum National d’Histoire Naturelle et à l’Institut de France sont si précieuses qu’elle ne sortent qu’en de très rares occasions.

C’est aux Etats-Unis, que le français a laissé une empreinte majeure : il est devenu la figure emblématique de la plus importante association écologique américaine, la Audubon Society  forte de 600 000 membres, et les enfants de l’Union apprennent les noms des oiseaux avec ses dessins. Son nom est donné à des rues, musées, instituts, zoos, parcs, ponts, quartiers, écoles, etc. de toute l’Amérique.

Cette incroyable célébrité n’est évidemment pas le fruit du hasard, mais de l’infinie beauté de son oeuvre. Audubon a transformé, les oiseaux – objets inertes, décolorés et figés que l’on trouvait habituellement dans les cabinets d’études naturalistes européens - en être vivant et singulier.

Audubon nous a laissé un témoignage du passé, une carte du ciel tel qu’il était avant l’ère industrielle.

Missississppi

Une enquête sur la disparition des oiseaux et leurs derniers témoins

Fleuve imprévisible abritant une mega-faune, les rives du Mississippi étaient autrefois l’autoroute des oiseaux. Audubon avait noté lors de ses expéditions, que lorsqu’un vol de pigeons migrateurs ou de canards passait dans le ciel, le soleil de midi était comme voilé par une éclipse, les nuages d’oiseaux provoquaient une longue nuit au milieu de la journée !

Ces oiseaux disparus nous manquent-ils ? Quelles sont les conséquences de ces extinctions ? Quelle est l’histoire des derniers individus d’une espèce ? Quel récit accompagne l’ultime représentant d’une lignée millénaire ? Car face à ces extinctions, des hommes et des femmes, parfois des enfants assistent à la mort du dernier oiseau de sa race, dans la cage d’un zoo, ou dans un espace naturel.

Birds of America tisse les histoires que les derniers oiseaux disparus ont entretenu avec les hommes, recueillant leur parole, leur récit en forme de contes, de souvenirs ; car à la différence d’une enquête journalistique, notre recherche s’appuie essentiellement sur des sensations, des impressions, et non sur des « preuves ». Il ne s’agit pas de résoudre une enquête à la manière d’un reporter, mais de mener une « quête » philosophique et sensible sur la disparition.

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Remonter aux sources du « Greenwashing » : de la célébration à la falsification de la nature


Capture d’écran 2016-03-08 à 08.05.29L’état du ciel et celui du fleuve sont liés ;
 l’histoire naturelle du Mississippi est le reflet de l’histoire politique des Etats-Unis. Pour ne prendre qu’un exemple, l’Ivory-Billed Woodpeaker a vu sa population décimée lorsque le Nord victorieux de la guerre civile, a coupé la foret primaire du Sud qui formait son habitat naturel, pour le besoin de ses industries.

Le paradoxe le plus ironique est probablement le fait d’assister à la destruction de la nature tout en sachant que cette destruction marche de concert avec une politique de célébration du monde sauvage. L’administration américaine, depuis la création du projet de parcs nationaux en 1864, s’attache en effet à construire une représentation mythifiée de la nature, dans le but avoué de cimenter l’histoire et l’identité culturelle du pays.

C’est dans cette perspective que le Bald Eagle (l’aigle à tête chauve) a bénéficié d’un grand programme national de préservation… pour que le symbole de l’Union ne disparaisse pas. L’emplacement de la véritable source du Mississippi a été falsifiée par l’administration, qui a scellé au béton la source originelle vaseuse et nauséabonde pour lui préférer un lieu digne du Père des fleuves : un endroit dégagé sur le lac, puis boisé en son pourtour, où le mince filet d’eau babille et vibre au contact des rochers, tandis que l’aigle à tête chauve – récemment réintroduit – vient y pêcher le poisson-chat.

Audubon sert aujourd’hui de figure de proue à ce processus.

Précurseur de l’écologie américaine, et maître inégalé dans la représentation de la nature, Jean-Jacques Audubon était un proche d’Andrew Jackson (premier président américain issu du Sud). Il lui soumissionna une expédition au Texas (annexé à l’issu d’une guerre avec le Mexique), afin que le peintre ajoute les oiseaux de ce nouvel état dans le grand livre des Oiseaux d’Amérique. A travers la diversité et la richesse animale et végétale du continent, inventoriée et dessinée par Audubon, Jackson allait mêler durablement l’identité américaine à la représentation du monde sauvage.

La figure d’Audubon est naturellement devenue un symbole précieux pour quiconque souhaite « verdir » sa propre image à moindre frais, et l’on ne compte plus les quartiers sécurisés et bétonnés, les méga-zoos, et les programmes d’entreprises qui l’utilisent pour maquiller une réalité bien différente. Audubon est-il en passe de devenir le plus grand symbole du « Greenwashing » ?

Aigle

Une production indépendante

L’auteur-réalisateur : Jacques Lœuille est diplômé des beaux-arts et du Fresnoy, studio national de arts contemporains, en 2011 avec les félicitations du jury. Ses films ont été diffusés dans des festivals internationaux, manifestations artistiques, centres d’art, et à la télévision. (cf. bio- filmographie)

L’auteur souhaite faire découvrir les chefs-d’œuvres d’Audubon, dont la justesse trouve malheureusement une funeste actualité dans une époque confrontée aux extinctions massives d’espèces animales.

Le producteur : Le projet est accompagné par Catch twenty-two en partenariat avec Météores films, producteurs de films indépendants, dont le parti pris est de monter des modèles de production qui garantissent une totale liberté vis-à-vis des intentions et des aspirations esthétiques des auteurs.

La distribution : Une sortie cinéma est envisagée en France et en Europe début 2017. Une discussion avec un distributeur américain indépendant est en cours. Nous pensons que l’investiture du nouveau président américain (qui aura lieu début 2017) est un évènement qui permettra d’augmenter le potentiel de diffusion du film.

Ils nous soutiennent déjà

Birds of America est lauréat du programme Louis Lumière 2016 de l’Institut Français (anciennement prix cinema de la Villa Médicis hors-les murs) qui vise à soutenir la jeune création cinématographique documentaire et à favoriser le développement de projets à l’étranger.

Le film est également soutenu par le Secrétariat d’Etat à la Francophonie auprès du Ministère des Affaires Étrangères.

Le crowdfunding : compléter le budget de production

Des partenaires se sont déjà engagés dans le projet, mais les fonds ne sont pas encore suffisants pour boucler le budget de production du filmDes trous persistent dans certains postes de dépenses aussi bien pour le tournage aux Etats-Unis que pour la post-production en France.

Météores films a acquis (que ce soit en industrie ou en numéraire) près de 80% du budget (soit 104 470 euros.). Il reste donc 20% du film à financer, soit 25 000 euros.

Nous commençons le tournage dès juin 2016, pour finaliser la post-production en janvier 2017.

Pour rester le plus indépendant possible, pour conserver intactes les intentions du film et son ambition artistique, nous avons choisi de faire appel au financement participatif et au mécénat d’entreprise via la plateforme associative Arts Valley, reconnue d’utilité publique.

Nous recherchons ainsi avec Arts Valley 5 000 euros en dons, mais aussi des mécènes privés ou publics pour compléter les 20 000 euros restant.

Pourquoi nous soutenir ?

Soutenir un film indépendant et exigeant

Votre soutien permettra de conserver l’indépendance économique mais aussi esthétique du traitement et du ton du film.

Participer à la redécouverte d’un grand artiste français, pionnier de l’écologie

En soutenant ce film, vous participez à la redécouverte d’un pionnier français de l’écologie et de son chef-d’oeuvre Les Oiseaux d’Amérique.

Contribuer à une enquête

À travers ce film, vous soutenez une enquête sur les origines de la disparition des oiseaux, qui recueille la parole des derniers témoins qui ont vu, ou cru apercevoir les dernières créatures ou leurs fantômes.

Construire un autre discours

Contribuer à la production dBirds of America est un moyen de construire un autre discours, une autre vision. Nous voulons tenter de rétablir une certaine lecture de l’historie industrielle et raconter la façon dont le processus de mythification de la nature américaine à conduit au « greenwashing », le nouveau catéchisme de la communication politique.

À quoi serviront les dons ?

Les soutiens, selon le montant récolté, serviront :

  • à compléter le financement du tournage
  • à financer la post-production, comprenant des postes de dépenses importants, telle que la création d’une musique originale ainsi que des effets spéciaux (images de synthèses) pour faire surgir la présence des oiseaux.

 

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© METEORES FILMS 2016

Pour suivre l’avancement du film, retrouvez-nous ici www.facebook.com/documentairebirdsofamerica

 

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    Contreparties précédentes + coffret blu-ray collector numéroté de 1 à 20 + séquences inédites du film

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    Contreparties précédentes + nom au générique du film dans la catégorie financement participatif

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    Contreparties précédentes + nom au générique dans la catégorie mécénat et remerciements spéciaux + invitation à l’avant-première

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